Avez-vous déjà eu le sentiment,
avec quelques am(ies), d'appartenir à une même nuit et de ranger votre vie
durant deux heures dans une boîte ? Moi oui. Mais je devrais plutôt parler
d'une cave où d'ailleurs deux rats existentialistes nous avaient précédés pendant
quelques jours.
Vendredi soir donc, j'ai
redécouvert Boris VIAN, ses textes et ses chansons, quand il poussait les
phrases devant lui, comme un chat s'amuserait à dévider ou enrouler sous sa
patte la pelote littéraire du présent
éternel de cet étonnant personnage.
Ainsi les participants se
sont-ils déguisés tour à tour en historien, ethnologue ou encore sociologue ou
chanteur…pour trousser des concepts en toute simplicité, le gâteau à la bouche,
le whisky dans la gorge… « Je
suis snob » nous a confié Cathy, bien sûr personne n'en doutait, tout
comme le bois dont on se chauffait au cours de cette soirée était celui des
clarinettes. Il arrive parfois que les rats de cave soient porteurs de lumière.
Boris VIAN était parmi nous, tel qu'en lui-même, un être de rupture, n'évoquant
son époque (la Belle époque) qu'en s'opposant à elle.
Il nous manqueaujourd'hui.
H.E.
Soirée du 5/06/2009
Entre l'effervescence, où le public est venu nombreux à la rencontre des quatre auteurs, dont certains parmi ce public connaissaient déjà l'aventure de leurs précédents écrits et le plaisir de partager le verre de l'amitié, il y a eu le court instant de la présentation des livres.
Pour la poésie, ce premier livre de Lucien FRAU « Les Vraquiers », où l'auteur nous a poétiquement conquis par le ton passionné de ce recueil et son regard lucide sur notre époque : désormais une voix forte élargira le chant de la poésie,où peut s'entendre la volonté de repousser les limites de l'individuel …
En ce qui concerne le second livre (desnouvelles), ne pouvait nous laisser indifférents ce livre conçu à deux, celui de Xavier LE FLOCH et Henri ESTEBE : Mais ou est donc Ornicar ?, où des maux de tous les jours témoignent de leurs plaies avec un sobre et vif éclairage sur les zones d'ombres, la solitude,les drames petits et grands, leurforce d'acceptation, bref sur le crisouventmuet de la banalité. Lesthèmes y sont traités avec gravité et légèreté.
Ne pouvait que nous intriguer,le roman de Marcel BARIL, avec Justine et le métro.
Saugrenue et cruelle, ces deux adjectifs pourraient résumer la logique du principal personnage dans ce polar polarisé sur Justine (dont le phonème « juste » fait grand écho)une Justine qui ne doit pas être mêlée ni entachée par le destin imprévisibled'une carte bleue, qui virera inexorablement au rouge…
Anne-Marie BARIL
Soirée du 15/05/2009
Jean Malrieu
A la Belle de Mai pas (encore) de révolution mais un bon petit fumet de poésie avec la visite de Jean Malrieu orchestrée par Henri-Michel Polvan et ses acolytes.
Démarche essentielle puisqu'il s'avéra que le public pourtant averti de la Petite Edition (de 8 à 80 ans)ne malrieusait pas trop. C'est chose faite !
André Raphaël conclut cette trop courte irradiation lunaire par six des multiples facettes du kaléidoscope de ce poète majeur.
X.L.
Le 17/04/2009 Joutes chevaleresques et envoutantes.
Peu de monde pour ces premières joutes mais une foisonné de textes.
Le mot de la fin fut pris d'assaut par l'heure qui nous força à abandonner, tant les participants furent entrainés par le rythme, la spontanéité et la qualité des poésies. Nous fûmes charmés par de nouvelles voix comme celles de Marcelle CARITOUX et d'Anne-Marie BARIL et conquis par quelques textes de Jean MALRIEU en avant goût de notre prochaine manifestation. Les participants ne se sont séparés que lentement et ravis.